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Il y a des danses que l’on teste une fois, puis que l’on range dans un coin de sa mémoire. Et puis il y a celles que l’on refait, année après année, presque sans hésiter. Pas parce qu’elles sont à la mode, ni parce qu’elles impressionnent, mais parce qu’elles fonctionnent. Elles rassurent, elles mettent les corps en mouvement en douceur, elles créent du lien et installent immédiatement une dynamique de groupe. Ce sont ces danses-là que j’ai envie de partager ici.

Ces cinq propositions ont un point commun : elles peuvent servir d’échauffement, de danse complète ou de point de départ pour une improvisation. Elles sont simples, accessibles dès la maternelle, et suffisamment riches pour évoluer avec les enfants de 3 à 8 ans. Elles trouvent facilement leur place en classe, danse une école de danse, en salle de motricité ou dans un espace plus restreint.

La danse de Clara – Une entrée en mouvement joyeuse

La danse de Clara fait partie de celles que je ressors très souvent en début de séance. Elle a quelque chose d’immédiatement entraînant, sans être épuisante. Les enfants commencent au milieu de la salle, ce qui permet une mise en place rapide et claire. Les premières secondes d’attente installent déjà l’écoute, puis le refrain arrive comme une invitation à entrer dans le mouvement.

Ce que j’aime particulièrement dans cette danse, c’est l’alternance entre des actions très identifiables et des gestes plus symboliques. Sautiller en cercle, imiter la grenouille, frotter son cuir chevelu, enlever son pull ou son chapeau… Les enfants comprennent vite, mémorisent facilement et prennent confiance. Chaque geste est relié à une parole, ce qui aide beaucoup les plus jeunes.

Utilisée comme échauffement, cette danse permet de mobiliser tout le corps sans brusquer. Les sauts réveillent l’énergie, les gestes précis sollicitent la coordination, et les moments plus calmes recentrent l’attention. Elle peut aussi devenir une chorégraphie à part entière, notamment pour un spectacle ou un temps festif. Cliquez ici

La danse des Esquimaux – Installer le rythme et le collectif

La danse des Esquimaux est une valeur sûre pour travailler le rythme et la cohésion de groupe. Placés en cercle ou face au devant de la salle, les enfants s’entendent et avancent ensemble. Dès l’introduction instrumentale, ils apprennent à attendre le bon moment pour commencer, ce qui est déjà un exercice en soi.

Les tours sur soi, les sauts sur le “ho”, les frappes de mains et les mouvements de hula hoop créent une structure répétitive et rassurante. Cette répétition permet aux enfants d’anticiper, de se synchroniser et de gagner en assurance. Même les plus réservés finissent par entrer dans la danse.

Je la choisis souvent en échauffement en hiver ou quand j’ai besoin de canaliser un groupe tout en gardant une ambiance joyeuse. Elle est suffisamment dynamique pour faire monter le rythme cardiaque, mais reste très lisible. On peut facilement l’adapter en réduisant les déplacements ou en accentuant le travail des bras. Cliquez ici

Ku-tschi-tschi – Du cadre à l’improvisation

Ku-tschi-tschi est une danse que j’apprécie pour sa structure très claire et son potentiel d’évolution. Au départ, les enfants avancent comme des soldats, tous dans le même sens, puis s’arrêtent, chantent, repartent en clown. Cette alternance entre mouvement et arrêt est idéale pour travailler l’écoute et le contrôle du corps.

Chez les plus jeunes, on reste souvent sur cette structure simple, répétitive et sécurisante. Chez les enfants à partir de 5 ans, la danse prend une autre dimension. Les couplets deviennent progressivement des espaces d’improvisation. À tour de rôle, les enfants proposent un geste, un déplacement, une intention, que tout le groupe reprend.

C’est une excellente manière d’introduire l’improvisation sans la rendre intimidante. Le cadre est là, le refrain rassemble, et chacun peut oser proposer quelque chose. En échauffement, cette danse prépare autant le corps que l’imaginaire. Cliquez ici

Jean Petit qui danse – Explorer le corps en détail

Jean Petit qui danse est un incontournable, et ce n’est pas un hasard. Cette danse permet d’explorer le corps partie par partie, de manière progressive et ludique. Installés en cercle, d’abord assis puis debout, les enfants se balancent, tapent, bougent un bras, une main, un doigt, un pied, une jambe…

Ce que j’aime, c’est la durée. La danse prend le temps. Elle permet aux enfants d’entrer dans le mouvement sans précipitation. On peut s’arrêter, reprendre, accentuer un geste, en inventer d’autres. La plage d’improvisation en fin de musique est souvent un moment très fort, où les enfants osent davantage.

Utilisée en échauffement, elle favorise la conscience corporelle et la coordination. Utilisée comme chorégraphie, elle devient un véritable terrain d’expression. Elle s’adapte aussi très bien aux groupes hétérogènes. Cliquez ici

Ho Hey – Écouter, répondre, tourner

Ho Hey est une danse idéale pour travailler l’écoute et le rythme sans multiplier les déplacements. Les enfants sont assis en cercle, ce qui crée immédiatement une atmosphère calme et concentrée. Le couplet repose sur des frappes de mains et la voix, tandis que le refrain invite au mouvement avec la toupie.

Cette alternance entre percussion corporelle et rotation permet de mobiliser l’attention et l’équilibre. Les enfants doivent être présents, attentifs aux moments où l’on change. C’est une danse que j’utilise souvent en début ou en milieu de séance, quand j’ai besoin de recentrer le groupe sans casser l’énergie.

Elle fonctionne aussi très bien à Carnaval dans des espaces restreints, et peut être proposée même lorsque les enfants sont fatigués ou excités. Cliquez ici

Pourquoi je les refais chaque année

Si je reviens chaque année à ces cinq danses, c’est parce qu’elles ont fait leurs preuves. Elles s’adaptent aux enfants, aux lieux, aux groupes et aux moments. Elles permettent de démarrer une séance, de préparer le corps, d’installer un climat de confiance et, parfois, de construire une chorégraphie plus aboutie.

Elles me rappellent aussi que la danse, surtout avec les enfants, n’a pas besoin d’être compliquée pour être riche. Un cadre clair, des gestes simples, de la répétition et beaucoup d’écoute suffisent souvent à créer des moments très forts.

Ces danses sont des points d’appui. On peut les reprendre telles quelles, ou les transformer, les enrichir, les détourner. Elles vivent avec les enfants, et c’est sans doute pour cela que je continue à les refaire, année après année.

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